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Site web ou réseaux sociaux : où investir votre temps en premier quand vous démarrez votre activité

par G.RichWEB — Marketing Digital

Site web ou réseaux sociaux : où investir votre temps en premier quand vous démarrez votre activité

Quand on démarre, le temps est la ressource la plus rare : le mettre au mauvais endroit coûte bien plus cher qu'un mauvais outil.

Vous venez de vous installer, ou vous êtes sur le point de le faire. Votre formation est terminée, votre cabinet est prêt (ou presque), et une question revient sans cesse : site web ou réseaux sociaux, par quoi commencer ? Autour de vous, les avis se contredisent. Une collègue vous jure qu'elle remplit son agenda uniquement grâce à Instagram. Un ami entrepreneur vous dit qu'« un pro sans site, ça ne fait pas sérieux ». Et vous, vous avez quelques heures par semaine, un budget serré et l'envie légitime de ne pas vous éparpiller.

Bonne nouvelle : cette question a une réponse assez claire, à condition de la poser correctement. Il ne s'agit pas de choisir un camp, mais de décider d'un ordre. Le site web et les réseaux sociaux ne jouent pas le même rôle dans le parcours de vos futurs clients. L'un sert à être trouvé et à rassurer, l'autre sert à être vu et à créer du lien. Les confondre, c'est se retrouver à publier tous les jours sur Instagram sans recevoir de demandes, ou à payer un beau site que personne ne visite.

Dans cet article, on va regarder concrètement ce que chaque canal fait (et ne fait pas) pour un thérapeute, un coach ou un indépendant de Suisse romande, les trois erreurs les plus fréquentes au démarrage, deux cas concrets qui montrent la différence sur six mois, et un plan réaliste sur 90 jours pour savoir où investir votre temps en premier.

Site web ou réseaux sociaux : la vraie question n'est pas « lequel », mais « dans quel ordre »

Commençons par désamorcer le faux dilemme. Personne ne vous demande de choisir définitivement entre un site internet et Instagram. Ce que vous devez décider, c'est où mettre vos premières heures et vos premiers francs, au moment où vous en avez le moins.

Pour y voir clair, il faut revenir à la façon dont une personne devient votre client. Dans la plupart des cas, le parcours ressemble à ceci :

  • Elle a un besoin (un mal de dos qui dure, un stress qui déborde, une envie de changer de voie).
  • Elle cherche une solution, soit activement (elle tape une recherche dans Google, elle demande autour d'elle), soit passivement (elle tombe sur un contenu qui lui parle).
  • Elle vérifie que vous êtes sérieux, que vous êtes la bonne personne pour elle, que c'est près de chez elle et dans ses moyens.
  • Elle passe à l'action : un message, un appel, une réservation en ligne.

Les réseaux sociaux sont très bons pour la deuxième étape dans sa version passive : faire en sorte qu'on vous croise. Le site web, lui, est très bon pour la version active de la deuxième étape (être trouvé quand quelqu'un cherche) et surtout pour la troisième et la quatrième étape : rassurer et faciliter la prise de rendez-vous.

Autrement dit, la question « site web ou réseaux sociaux » revient à se demander : est-ce que mon problème aujourd'hui, c'est que personne ne me voit, ou que les gens qui me voient ne passent pas à l'action ? Au démarrage, c'est souvent les deux. Et c'est précisément pour ça que l'ordre compte.

Ce que les réseaux sociaux font vraiment pour un thérapeute qui démarre

Soyons justes avec les réseaux sociaux : ils ont de vraies qualités, surtout quand on débute.

Leurs points forts

  • Ils sont gratuits et immédiats. Vous créez un compte ce soir, vous publiez demain. Aucune compétence technique n'est nécessaire.
  • Ils montrent votre visage et votre voix. Pour un métier d'accompagnement, où la confiance passe par la personne, c'est un atout réel. Une courte vidéo où vous expliquez votre approche vaut souvent mieux qu'un long texte.
  • Ils activent votre réseau proche. Vos premiers clients viennent très souvent de votre entourage élargi : amis d'amis, anciens collègues, voisins. Les réseaux sociaux rendent votre nouvelle activité visible pour ces personnes-là.
  • Ils permettent de tester vos messages. Une publication qui suscite des réactions vous indique ce qui touche votre public. C'est un laboratoire gratuit.

Leurs limites, rarement dites

  • Vous ne possédez rien. Votre compte, vos abonnés, vos publications appartiennent à la plateforme. Un changement d'algorithme, un compte suspendu par erreur, et des mois de travail deviennent invisibles du jour au lendemain.
  • La durée de vie d'une publication est très courte. Un post Instagram vit quelques heures, parfois un ou deux jours. Pour rester visible, il faut publier sans arrêt. C'est un tapis roulant : dès que vous arrêtez de marcher, vous reculez.
  • On ne vous y cherche presque jamais. Quelqu'un qui souffre d'insomnie à 2 heures du matin ne va pas sur Instagram taper « sophrologue Morges ». Il va sur Google. Les réseaux sociaux captent l'attention de personnes qui ne cherchaient rien, ce qui est utile, mais ce ne sont pas des personnes prêtes à réserver.
  • Ils rassurent mal les personnes prudentes. Une partie de votre clientèle potentielle (souvent la plus fidèle) n'est pas active sur les réseaux, ou s'en méfie. Pour elle, un profil Instagram ne remplace pas une présentation claire, des tarifs, une adresse et un moyen de contact simple.

Retenez l'idée clé : les réseaux sociaux sont un excellent haut-parleur, mais une mauvaise vitrine. Ils font venir du monde devant la porte ; ils ne sont pas faits pour accueillir les gens à l'intérieur.

Ce que le site web fait vraiment (et ce qu'il ne fait pas)

Le site internet a mauvaise réputation chez beaucoup d'indépendants qui démarrent : trop cher, trop technique, trop long. Pourtant, il remplit des fonctions que rien d'autre ne remplit.

Ses points forts

  • Il travaille quand vous ne publiez pas. Une page bien construite peut être trouvée sur Google pendant des années, sans que vous ayez à la « nourrir » chaque jour. C'est l'inverse du tapis roulant : un actif qui prend de la valeur avec le temps.
  • Il capte les personnes qui cherchent activement. Quand quelqu'un tape « kinésiologue Fribourg » ou « coach reconversion professionnelle Lausanne », il a un besoin, et souvent l'intention de prendre rendez-vous rapidement. Ce sont les visiteurs les plus précieux qui existent.
  • Il rassure. Vos prestations expliquées clairement, votre parcours, vos tarifs, votre adresse, vos conditions : tout ce que la personne a besoin de savoir avant d'oser vous écrire se trouve au même endroit. C'est ce qu'on appelle lever les freins.
  • Il vous appartient. Votre nom de domaine, vos textes, votre structure : personne ne peut vous les retirer. Si un réseau social disparaît ou change ses règles, votre site reste.
  • Il donne du sens à vos réseaux sociaux. Sans site, un abonné intéressé n'a nulle part où aller pour en savoir plus. Avec un site, chaque publication peut renvoyer vers une page qui transforme l'intérêt en demande de rendez-vous.

Ce qu'il ne fait pas

Soyons honnêtes : un site web ne fait pas venir du monde tout seul le lendemain de sa mise en ligne. Le référencement naturel prend du temps. Il faut compter plusieurs mois avant qu'un site neuf commence à apporter des visites régulières depuis Google (on détaille les délais réalistes dans notre article Combien de temps avant de voir des résultats SEO ?). Pendant cette période, votre site sert surtout de vitrine pour les personnes qui vous ont découvert ailleurs : bouche-à-oreille, réseaux sociaux, carte de visite.

Et un site mal pensé (confus, lent, sans appel à l'action clair) ne sert à rien, même s'il est beau. Ce qui compte n'est pas d'avoir un site, mais d'avoir un site qui guide le visiteur vers la prise de contact.

Le principe de base : le site est la maison, les réseaux sont les rues qui y mènent

Si vous ne deviez retenir qu'une image de cet article, gardez celle-ci. Votre site est votre maison : c'est là qu'on vous rencontre vraiment, qu'on comprend ce que vous faites, qu'on frappe à la porte. Les réseaux sociaux sont les rues où les gens circulent : on vous y croise, on vous remarque, on a envie d'en savoir plus.

Des rues très fréquentées qui ne mènent à aucune maison, ce sont des passants qui vous saluent puis continuent leur chemin. Une belle maison au bout d'une impasse, c'est un lieu accueillant où personne ne passe. Vous avez besoin des deux, mais la maison vient en premier, parce que c'est elle qui transforme un passant en client.

C'est pour cette raison que, dans la grande majorité des cas, ma recommandation pour un thérapeute ou un coach qui démarre est la suivante :

  1. D'abord un site simple, clair et bien construit (quelques pages, pas un grand projet).
  2. En parallèle, une fiche Google complète (Google Business Profile), gratuite, qui fait souvent venir les premiers clients locaux.
  3. Ensuite, un seul réseau social, choisi selon votre public, utilisé avec régularité et toujours relié à votre site.

L'ordre n'est pas un dogme. Mais il évite l'erreur la plus coûteuse : passer six mois à construire une audience qui ne sait pas où aller.

Les 3 erreurs qui font perdre des mois au démarrage

Ces erreurs, je les vois régulièrement lors des bilans de visibilité que je fais avec des indépendants de Suisse romande. Elles ne viennent jamais d'un manque de sérieux, mais presque toujours d'un manque d'information.

Erreur n°1 : tout miser sur Instagram parce que « tout le monde y est »

C'est l'erreur la plus répandue. Instagram est gratuit, visible, valorisant quand les « j'aime » arrivent. Mais les « j'aime » ne remplissent pas un agenda. Une thérapeute peut avoir 800 abonnés, des publications soignées, des stories quotidiennes, et recevoir une seule demande par mois, parce que rien ne transforme l'intérêt en rendez-vous.

Le piège est subtil : l'activité sur les réseaux donne l'impression d'avancer. On publie, on reçoit des réactions, on se sent visible. Mais si vous comptez vos nouvelles personnes accompagnées, et d'où elles viennent réellement, le résultat est souvent décevant.

Erreur n°2 : attendre d'avoir « le site parfait » pour se lancer

L'erreur inverse existe aussi. Certains indépendants repoussent tout tant qu'ils n'ont pas le site idéal : le logo définitif, les photos professionnelles, les textes parfaits, les dix pages de prestations. Résultat : six mois plus tard, rien n'est en ligne, et l'activité démarre trop lentement.

Un site simple mis en ligne rapidement vaut mieux qu'un site parfait qui n'existe pas. Quatre ou cinq pages bien construites suffisent pour commencer : accueil, prestations, à propos, contact (et les pages légales obligatoires). Notre article sur les pages indispensables d'un site de thérapeute vous aide à faire le tri entre l'essentiel et le superflu.

Erreur n°3 : être partout à moitié

Un compte Instagram, une page Facebook, un profil LinkedIn, une chaîne YouTube, un site, une newsletter… tout ouvert la même semaine, et tout abandonné le mois suivant. C'est le scénario classique de l'épuisement.

Mieux vaut un canal tenu avec régularité que cinq canaux ouverts puis délaissés. Un compte abandonné depuis huit mois fait même douter de votre activité. Commencez petit, tenez le rythme, élargissez ensuite.

Cas concret : Léa et Julien, deux démarrages, deux trajectoires

Pour rendre tout cela tangible, voici deux cas fictifs, inspirés de situations très courantes chez les indépendants de Suisse romande. Même métier, même budget de départ, même temps disponible : environ trois heures par semaine consacrées à leur visibilité.

Léa, naturopathe à Fribourg : « Instagram d'abord »

Léa s'installe en janvier. Elle ouvre un compte Instagram et publie avec énergie : quatre publications par semaine, des stories chaque jour, des recettes, des conseils de saison. Elle se dit qu'elle fera un site « plus tard, quand j'aurai des clients ».

Au bout de trois mois, elle a 450 abonnés, dont une bonne partie d'autres praticiennes et de comptes sans lien avec sa région. Elle reçoit de nombreux messages sympathiques, mais peu de demandes concrètes. Quand quelqu'un s'intéresse, la conversation se fait par message privé, les questions sont toujours les mêmes (tarifs, adresse, durée d'une séance, remboursement par l'assurance complémentaire), et plusieurs personnes ne donnent plus de nouvelles après la réponse.

Au bout de six mois, Léa est fatiguée. Elle passe en réalité plus de cinq heures par semaine sur Instagram, pour environ deux nouvelles clientes par mois, principalement issues de son entourage. Quand une amie la recommande à une collègue, celle-ci cherche « Léa naturopathe Fribourg » sur Google… et ne trouve rien. Elle finit par prendre rendez-vous ailleurs.

Julien, naturopathe à Neuchâtel : « le site d'abord, un réseau ensuite »

Julien s'installe aussi en janvier. Il consacre ses deux premières semaines à mettre en ligne un site simple : une page d'accueil qui dit clairement ce qu'il fait et pour qui, une page de prestations avec ses tarifs et la mention des assurances complémentaires, une page à propos, une page contact avec un lien de réservation. Il complète aussi sa fiche Google et demande à ses cinq premiers clients de lui laisser un avis.

Au bout de trois mois, il n'a que 120 abonnés sur Instagram, où il publie deux fois par semaine seulement. Mais chaque publication renvoie vers une page précise de son site. Les personnes intéressées y trouvent toutes les réponses et réservent directement. Il ne répète pas dix fois les mêmes informations par message.

Au bout de six mois, sa fiche Google compte douze avis. Il apparaît pour des recherches précises comme « naturopathe troubles digestifs Neuchâtel ». Il reçoit environ six nouvelles demandes par mois : deux viennent de Google, deux de recommandations (qui trouvent facilement son site), deux d'Instagram. Il y consacre toujours environ trois heures par semaine.

Ce qui a fait la différence

Julien n'a pas travaillé plus que Léa. Au contraire, il a travaillé moins. Il a simplement construit la maison avant de dessiner les rues. Chaque effort sur les réseaux sociaux avait une destination claire. Chaque recommandation trouvait une porte ouverte. Et son site continuait de travailler pendant les semaines où il publiait moins.

Léa, elle, n'a rien fait de faux : elle a seulement commencé par le canal qui donne l'impression d'avancer le plus vite, sans construire ce qui transforme l'attention en rendez-vous. La bonne nouvelle, c'est que ce n'est jamais trop tard pour rééquilibrer. Si vous vous reconnaissez dans la situation de Léa et que vous voulez savoir par où reprendre, Obtenez votre audit gratuit ici : en 30 minutes, on regarde ensemble votre présence actuelle (site, fiche Google, réseaux) et on identifie ce qui vous ferait gagner le plus de temps dans les trois prochains mois.

Faut-il un site web quand on débute comme thérapeute ? Les rares cas où les réseaux peuvent passer devant

Dire que le site vient en premier dans la majorité des cas ne signifie pas qu'il vient en premier dans tous les cas. Il existe quelques situations où commencer par un réseau social est tout à fait défendable :

  • Vous avez déjà une audience importante sur un réseau (par exemple, vous êtes connu dans un milieu et vous avez plusieurs milliers d'abonnés engagés). Dans ce cas, le réseau est déjà votre rue principale ; construire la maison reste indispensable, mais vous pouvez le faire en parallèle, sans urgence absolue.
  • Votre activité repose sur des événements ponctuels (ateliers collectifs, retraites, cercles). Les groupes et événements Facebook sont alors un outil très efficace pour remplir rapidement une date. Le site vient ensuite pour donner de la crédibilité et centraliser les informations.
  • Vous testez une idée avant de vous installer vraiment. Si vous n'êtes pas encore sûr de votre offre, publier quelques semaines sur un réseau pour observer les réactions peut vous aider à clarifier votre positionnement avant d'investir dans un site.

Même dans ces cas, gardez en tête que le réseau social est un terrain loué, le site un terrain possédé. Tôt ou tard, vous aurez besoin d'un endroit qui vous appartient.

Quel réseau social choisir, une fois le site en place ?

Une fois votre site en ligne, la question n'est plus « site web ou réseaux sociaux », mais « quel réseau, et pour quoi faire ». Voici quelques repères simples, sans prétention d'exhaustivité :

  • Facebook reste très présent chez un public adulte et local, souvent entre 35 et 65 ans. Les groupes locaux et les événements y fonctionnent bien. C'est aussi la plateforme qui permet de lancer une publicité locale à petit budget, très ciblée autour de votre cabinet, pour accélérer les premiers mois.
  • Instagram convient bien aux pratiques qui se montrent (mouvement, yoga, soins, ambiance du cabinet) et à un public un peu plus jeune. Il demande une régularité visuelle.
  • LinkedIn a du sens si vous accompagnez des professionnels : coaching de carrière, prévention du burn-out, interventions en entreprise.

Choisissez un seul réseau pour commencer, celui où se trouve le plus probablement votre client idéal, et tenez-le trois à six mois avant d'en ouvrir un second. Si vous hésitez entre Facebook et Instagram, notre article Instagram vs Facebook : où publier pour attirer vos clients idéaux détaille les différences d'usage et propose un exemple de planning sur deux semaines.

Comment relier votre site et vos réseaux pour que chaque publication serve à quelque chose

Avoir un site et un réseau social ne suffit pas : encore faut-il qu'ils se parlent. Voici les réglages simples qui font la différence.

1. Un lien vers votre site dans chaque profil

Cela paraît évident, et pourtant beaucoup de profils n'en ont pas, ou renvoient vers une page d'accueil générique. Faites pointer le lien de votre profil vers la page qui convertit le mieux : souvent la page de réservation, ou une page qui présente votre offre de découverte.

2. Une destination précise pour chaque publication importante

Quand vous publiez sur un sujet (le sommeil, le stress, une reconversion), terminez par une invitation à lire la page correspondante de votre site. Le réseau social éveille l'intérêt ; le site prend le relais pour expliquer, rassurer et proposer un rendez-vous.

3. Des réponses toutes prêtes aux questions récurrentes

Si vous répondez dix fois par mois à la question « combien coûte une séance ? », c'est le signe qu'il faut une section claire sur votre site. Ensuite, vous pouvez simplement répondre : « Tout est expliqué ici », avec le lien. Vous gagnez du temps, et la personne gagne en confiance.

4. Une cohérence visuelle et de ton

Couleurs, photos, manière de parler : la continuité entre vos publications et votre site rassure ; la rupture crée un doute.

5. Réutiliser plutôt que produire sans cesse

Un article de blog sur votre site peut devenir trois ou quatre publications sur votre réseau (une citation, un conseil, une question, une courte vidéo). C'est la logique décrite dans notre méthode pour réutiliser un seul contenu en 5 formats. Vous écrivez une fois, vous diffusez plusieurs fois, et votre site s'enrichit en même temps.

Combien de temps et d'argent prévoir pour démarrer sa visibilité en ligne ?

C'est souvent la vraie question derrière le dilemme site internet ou Instagram : combien ça va me coûter, en temps et en argent ? Voici des ordres de grandeur réalistes pour un indépendant qui démarre, à adapter à votre situation.

Côté temps

  • Mise en place du site : si vous le faites faire, comptez quelques heures de votre côté (rendez-vous, textes, relectures, photos). Si vous le faites vous-même, prévoyez nettement plus, et le risque d'y passer des soirées entières.
  • Fiche Google : une à deux heures pour la compléter correctement, puis quelques minutes par semaine pour répondre aux avis.
  • Un réseau social tenu régulièrement : deux à trois heures par semaine, préparation comprise, pour deux publications de qualité.
  • Un article de blog par mois, si vous choisissez de publier : deux à quatre heures par article.

Au total, trois heures par semaine bien réparties suffisent largement pour démarrer. Au-delà, le rendement diminue vite si l'ordre des priorités n'est pas le bon.

Côté argent

  • Le nom de domaine et l'hébergement représentent un coût annuel modeste. Je recommande Infomaniak, un hébergeur suisse, rapide et fiable, qui héberge vos données en Suisse, un point rassurant pour une activité d'accompagnement.
  • La création du site varie beaucoup selon que vous le faites vous-même ou que vous le confiez à un professionnel. Un site simple, bien structuré et pensé pour convertir est un investissement ponctuel qui travaille ensuite pendant des années.
  • Les réseaux sociaux sont gratuits, mais votre temps ne l'est pas. Si vous facturez 100 CHF de l'heure en séance, cinq heures par semaine sur Instagram représentent l'équivalent de 2 000 CHF par mois de temps investi. Posez-vous la question de ce que ce temps vous rapporte réellement.
  • La publicité Facebook, si vous l'utilisez, peut démarrer avec un budget très réduit (quelques francs par jour) sur une zone géographique précise, à condition d'envoyer les personnes vers une page claire de votre site.

Votre plan sur 90 jours : par où commencer concrètement

Voici un plan simple, pensé pour un thérapeute, un coach ou un indépendant qui démarre avec environ trois heures par semaine. Ce n'est pas une recette figée, mais une trame pour investir votre temps dans le bon ordre.

Jours 1 à 30 : construire la maison

  • Mettre en ligne un site simple : accueil, prestations (avec tarifs), à propos, contact, pages légales.
  • Écrire des textes clairs qui disent ce que vous faites, pour qui, où, et comment prendre rendez-vous.
  • Ajouter un moyen de réservation ou de contact simple, visible sur chaque page.
  • Créer et compléter votre fiche Google (horaires, photos, description, lien vers le site).
  • Demander un avis à vos premiers clients satisfaits.

Jours 31 à 60 : ouvrir une première rue

  • Choisir un seul réseau social, celui où votre client idéal passe le plus de temps.
  • Mettre le lien de votre site dans votre profil.
  • Publier deux fois par semaine, en renvoyant régulièrement vers une page précise de votre site.
  • Noter les questions qui reviennent en message privé, et les ajouter sur votre site.

Jours 61 à 90 : observer et ajuster

  • Regarder d'où viennent réellement vos nouvelles demandes (demandez-le simplement à chaque nouvelle personne : « Comment m'avez-vous trouvé ? »).
  • Si votre site reçoit des visites mais peu de demandes, travailler les appels à l'action et la page contact.
  • Si votre réseau social génère de l'engagement mais pas de visites sur le site, revoir les liens et les invitations dans vos publications.
  • Écrire un premier article de blog qui répond à une question fréquente de vos clients.

À la fin de ces 90 jours, vous aurez une base solide : un lieu qui vous appartient, une présence locale sur Google, un canal social tenu avec régularité, et surtout des données réelles pour décider de la suite, plutôt que des intuitions.

À retenir

La question « site web ou réseaux sociaux » n'a pas de réponse universelle, mais elle a une réponse dans l'immense majorité des cas : commencez par un site simple et une fiche Google, puis ajoutez un seul réseau social, relié à votre site. Les réseaux sociaux sont un formidable haut-parleur pour être vu ; le site est l'endroit où l'on vous choisit.

Évitez de tout miser sur Instagram parce que c'est gratuit et immédiat, évitez d'attendre le site parfait pour vous lancer, et évitez d'être partout à moitié. Comptez votre temps comme vous comptez votre argent. Et surtout, mesurez d'où viennent réellement vos clients : ce sont eux qui vous diront où investir la suite.

Pour aller plus loin, notre guide complet pour construire une présence en ligne quand on est thérapeute ou indépendant donne une vue d'ensemble de tous les leviers, et notre article sur les pages indispensables d'un site de thérapeute vous aide à construire votre première version sans vous perdre. Si vous préférez confier la construction de votre site pour vous concentrer sur vos clients, découvrez mes prestations, ou écrivez-moi via la page contact.

Vous hésitez encore sur l'ordre à suivre pour votre propre activité ? Obtenez votre audit gratuit ici : en 30 minutes, on fait le point ensemble sur votre site, votre fiche Google et vos réseaux, et on identifie ce qui vous ferait gagner le plus de temps dans les trois prochains mois.

Questions fréquentes

Peut-on trouver des clients uniquement avec les réseaux sociaux ?

Oui, c'est possible, surtout si vous avez déjà un réseau important ou une activité basée sur des événements. Mais c'est fragile : vous dépendez d'une plateforme que vous ne contrôlez pas, et vous devez publier sans arrêt pour rester visible. Un site vous donne une base stable qui continue de travailler quand vous publiez moins.

Faut-il vraiment un site web quand on débute comme thérapeute ?

Dans la grande majorité des cas, oui. Il n'a pas besoin d'être grand : quatre ou cinq pages claires suffisent. Il sert à rassurer les personnes qui vous découvrent (par recommandation, sur Google ou sur les réseaux) et à leur permettre de prendre rendez-vous facilement.

Une fiche Google peut-elle remplacer un site internet ?

Elle le complète très bien, mais ne le remplace pas. La fiche Google est souvent la première chose que voit quelqu'un qui cherche un thérapeute près de chez lui, et elle est gratuite. En revanche, elle offre peu de place pour expliquer votre approche, vos prestations et votre parcours. Les deux ensemble forment le meilleur point de départ local.

Combien de fois faut-il publier sur les réseaux sociaux quand on démarre ?

Deux publications de qualité par semaine sur un seul réseau suffisent largement pour commencer. La régularité compte beaucoup plus que la fréquence. Mieux vaut deux publications par semaine tenues pendant six mois que sept par semaine abandonnées au bout d'un mois.

Mon site existe mais ne m'apporte aucun client : dois-je me concentrer sur les réseaux à la place ?

Pas forcément. Un site qui n'apporte rien a souvent un problème précis : il n'est pas trouvé sur Google, il ne dit pas clairement ce que vous proposez, ou il ne donne pas envie de prendre contact. Ces problèmes se corrigent. Avant d'abandonner votre site, faites-le analyser : c'est exactement l'objet du bilan de visibilité gratuit de 30 minutes.

Quel réseau social choisir en premier ?

Celui où se trouve votre client idéal. Facebook convient bien à un public adulte et local, Instagram aux pratiques visuelles et à un public plus jeune, LinkedIn aux accompagnements destinés aux professionnels. Commencez par un seul, tenez-le quelques mois, puis élargissez si vous en avez l'énergie.

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